Si les plus jeunes montrent un intérêt remarquable pour la préservation de l’environnement et s’instruisent, qu’en est-il de leurs parents? Quel est leur degré de connaissance des produits et services censés être bons pour la planète? Selon une enquête publiée par l’agence de publicité Hakuhodo, les voitures électriques et hybrides, les éoliennes, les systèmes solaires, les foyers à équipement “tout électrique” (sans gaz ni fioul), les éclairages par diodes électroluminescentes (LED) ont un taux de connaissance (les mots et ce qu’ils recouvrent) de quelque 60% ou nettement plus. Suivent l’énergie géothermique ou encore les véhicules à pile à combustible qui affichent un niveau de plus de 40 à 50%. En revanche le sens concret de termes comme “smart meter” (compteur électrique intelligent) et “smart house” (maison intelligente), qui vont de pair avec le concept de “smart grid” (réseau électrique intelligent, voir ci-dessous) ne sont connus que d’un dizième ou moins des 400 personnes de 20 à 59 ans interrogées.
– Karyn Poupée, “Lolitas et technos écolos”, Clubic, 19/12/2010Dans les heures qui ont suivi le séisme d’une magnitude de 8,9, l’un des plus importants du siècle, les médias ont presque unanimement loué l’organisation nipponne, l’absence de panique, de pillages, de mouvements de foules. Idem après le tsunami. Et quand survient un incident nucléaire de niveau 6, probablement le plus grave depuis Tchernobyl, ils chantent encore les louanges d’un peuple serein face à l’apocalypse, comme si 127 millions d’habitants allaient attendre stoïquement la fin du monde, les mains jointes et le port altier. Mais ce n’est pas un quelconque esprit de corps qui est inscrit au patrimoine génétique des Japonais, c’est la culture du risque qui est inhérente à la géographie du pays.
– Olivier Tesquet, “Pour en finir avec la discipline japonaise”, Owni, 16 mars 2011.Le guerrier fictif Naoe Kanetsugu et son épouse, Osen, reproduits dans une rizière (source : L’Espace arc-en-ciel, 8 mai 2010)
Ainsi, entre ces deux époques, l’ancienne et la nôtre, il n’y aurait dans cet archipel que l’épaisseur d’une toile tendue. Car, là-bas, on croit dur comme l’acier des katanas au cycle éternel des réincarnations. Ni les bombes atomiques ni les tremblements de terre n’auront émoussé cet élément fondamental de la civilisation nipponne.
– Eric Bietry-Rivierre,”Mille ans d’histoire japonaise à Monaco”, le Figaro, 26 août 2010.Tokyo dans 50 ans, si les humains disparaissaient, par Tokyogenso (source : 20minutes, 7 août 2010).



